Béton 1 / Terre 0

Ou comment l'humain persiste à tout stériliser à coup de bétonnages en tous genres

C'est un autre truc qui m'hallucine !

J'ai 52 ans (nous sommes en octobre 2020) et je trouve que plus le temps passe et plus la terre disparait !

Où disparait-elle ?

Sous le béton et le bitume.

Toujours plus de zones commerciales,
toujours plus de zones d'activités,
toujours plus d'aménagements en tous genres à coup de béton,
ça me fait (malheureusement) penser à la chanson de J. Dutronc

Le Petit Jardin - Jacques Dutronc - 1972

C'était un petit jardin
Qui sentait bon le Métropolitain
Qui sentait bon le bassin parisien
C'était un petit jardin
Avec une table et une chaise de jardin
Avec deux arbres, un pommier et un sapin
Au fond d'une cour à la Chaussée-d'Antin

Mais un jour près du jardin
Passa un homme qui au revers de son veston
Portait une fleur de béton
Dans le jardin une voix chanta

Refrain:
De grâce, de grâce, monsieur le promoteur,
De grâce, de grâce, préservez cette grâce
De grâce, de grâce, monsieur le promoteur
Ne coupez pas mes fleurs

C'était un petit jardin
Qui sentait bon le Métropolitain,
Qui sentait bon le bassin parisien
C'était un petit jardin

Avec un rouge-gorge dans son sapin
Avec un homme qui faisait son jardin
Au fond d'une cour à la Chaussée-d'Antin

Mais un jour près du jardin
Passa un homme qui au revers de son veston
Portait une fleur de béton
Dans le jardin une voix chanta

au refrain

C'était un petit jardin
Qui sentait bon le Métropolitain
A la place du joli petit jardin
Il y a l'entrée d'un souterrain
Où sont rangées comme des parpaings
Les automobiles du centre urbain

C'était un petit jardin
Au fond d'une cour à la Chaussée-d'Antin.
C'était un petit jardin
Au fond d'une cour à la Chaussée-d'Antin.

Tout ça au détriment bien entendu de la biodiversité (faune et flore) mais aussi de la "biodiversité commerciale", les petits commerces de centre ville sont asphyxiés et périclites.

Tout comme la faune et la flore qui meurt sous le béton,
nous humains en pâtissons aussi puisque toujours moins
de zones où l'oxygène se renouvelle et toujours plus de
zones où on s'étouffent avec les gaz d'échappements,
où au soleil on cuit littéralement par la réverbération de la chaleur par le bitume et le béton.

Et ne vous avisez pas d'y aller à vélo dans ces zones commerciales, vous risquez d'y être vuEs comme un Extra-Terrestre.

Tout est fait pour la sainte putain de bagnole.

CertainEs s'illes le pouvaient dormiraient, et même "vivraient" dans leur foutue caisse/bagnole/tire/auto/voiture/tas de féraille/poubelle :-(

Essayez donc de trouver un stationnement digne de ce nom pour votre vélo, c'est la quête du graal !

Je ne parle pas des "pinces roues" ces trucs merdiques dans lesquels
on coince la roue avant du vélo et si un crétins mal-intentionné
en a envie il appuie sur le vélo et vous met la roue en 8
idem en cas de très fort vent, ce qui par ici dans le Finistère n'est pas rare.

Ce petit coup de gueule, bien incomplet, est le fruit d'une réaction inspirée par mon vécu bien entendu mais aussi par la lecture du bon article de reporterre.net (encore eux) :)

Projets Routiers

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